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Retour sur le congrès des journées dentaires de Nice

Entrée du Parc des expositions Acropolis de Nice (Photo : wikipedia / par Yusuke Kawasaki
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ven. 12 juin 2015

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NICE, France : Le congrès international des Journées Dentaires de Nice s´est tenu du 6 au 8 mai au Palais des expositions Nice Acropolis. Des chirurgiens-dentistes, prothésistes, étudiants et des sociétés commerciales du secteur, se sont réunis autour d'un programme scientifique entièrement dédié aux besoins de la pratique quotidienne. Cette année, le programme était intitulé « Cap sur les Nouvelles Technologies ». Le Docteur Maxime Hollender, chirurgien-dentiste niçois et membre de la commission scientifique de l´évènement a répondu aux questions posées par le journal Direct Matin édition Côte d´Azur sur une pratique en plein essor : l´esthétique en dentisterie.

journal Direct Matin : Quelles nouveautés ont été abordées par le congrès ?
Dr Maxime Hollender : Notre rendez-vous est axé cette année sur les nouvelles technologies dentaires, tout ce qui relève du numérique. Les pâtes dentaires sont en effet amenées à disparaître pour être remplacées par des empreintes faites directement à partir de photos. Transférées sur un ordinateur, elles permettront de réaliser une prothèse dans la foulée. C’est une technique juste en dessous des imprimantes 3D, utilisable dans un futur plus proche.

À quelles demandes devez-vous répondre le plus souvent ?
Près de 70 % de mes patients viennent me voir pour une consultation esthétique. Ils rencontrent des problèmes de teinte, d’alignement ou de forme de la dent. Ce sont souvent des gens qui ne trouvent pas leur sourire assez joli. Ils veulent coller aux normes esthétiques. Ils se comparent à ce qui est beau. Mes patients m’amènent soit des photos de stars, soit d’eux-mêmes lorsqu’ils étaient plus jeunes. Ils me disent : « Je veux retrouver ces dents-là. » Nous ne faisons donc plus le même travail qu’auparavant. Il n’est plus tellement question de réparation mais d’embellissement.

Quelles techniques utilisez-vous ?
Je me suis spécialisé dans la dentisterie dite « minimalement invasive ». L’idée étant de proposer la solution la moins mutilante pour les dents. L’objectif de tout traitement est de les toucher le moins possible avec un résultat fiable. Je cumule ainsi l’orthodontie, les éclaircissements dentaires et les facettes. Ce sont des pellicules de céramique qui sont collées sur la face visible de la dent. À l’exemple d’un faux ongle. Elles peuvent avoir une épaisseur infiniment petite, jusqu’à 0,2 millimètre. En abîmant au minimum la dent, on peut réintervenir plus tard si besoin. Alors que si l’on fait une couronne tout de suite, une extraction est à prévoir dans quinze ans.

L’intervention n’est-elle pas douloureuse, voire dangereuse ?
Non. Je reste dans l’émail, ce qui est indolore. L’avantage de toucher très peu aux dents, c’est qu’on n’attente pas aux tissus sensibles, sous-jacents. Au fond, nous pourrions-nous passer d’anesthésie pour de tels travaux. Par ailleurs, on n’utilise plus de métal. La céramique est le matériau le plus biocompatible avec le corps humain.

Des évolutions « numériques » sont-elles à prévoir ?
Pour l’instant nous sommes bloqués. Ce sont les prothésistes qui montent la céramique de manière artisanale, on ne peut pas encore le faire avec du numérique. Mais ça ne saurait tarder.

Combien cela coûte-t-il ?
Les prothésistes compétents nous facturent leur travail très cher. Cela se répercute sur le prix final. En fonction des praticiens, les prix oscillent de 700 à 1 200 euros la dent. Mais certaines mutuelles prennent en charge l’intervention. C’est un investissement important, mais pour certains primordial.

Source : article « Retrouver un joli sourire » paru dans le journal Direct Matin Edition Côte d´Azur

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