Aspects chirurgicaux d’implants deux pièces en céramique : une solution pour des sites osseux compromis

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Aspects chirurgicaux d’implants deux pièces en céramique : une solution pour des sites osseux compromis

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Fin du traitement chirurgical. Implant deux pièces en céramique au niveau tissulaire (Photo : Dr Bernard Dahan)

mar. 31 mai 2022

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La littérature a introduit les implants en céramique ou en zircone il y a plus de 30 ans, et les a recommandés comme solution de remplacement des dents dans les zones édentées. Les études cliniques ont également montré d’excellents résultats, à la différence des implants en titane. Depuis les dix dernières années environ, les implants en céramique font partie de nos plans de traitement implantaire. Outre l’avantage esthétique, le grand intérêt des implants en zircone réside dans l’excellente réponse des tissus mous. La tolérance de l’organisme à ce matériau semble très élevée et pourrait permettre de réduire les taux de péri-implantite. Il est toutefois nécessaire d’approfondir la recherche à ce sujet pour confirmer cette hypothèse.

Pour éviter les problèmes mécaniques, la première génération d’implants en zircone n’était disponible que sous forme d’implants monoblocs. Ces implants particuliers n’étaient toutefois pas adaptés en présence de défauts osseux (qualité ou quantité), par exemple chez les patients dont le volume osseux était insuffisant ou la stabilité primaire trop incertaine pour permettre la pose immédiate d’un implant, et chez les patients pour qui il n’y avait aucune indication de mise en charge immédiate avec un implant monobloc. Ces dernières années ont vu l’apparition d’un nouvel implant deux pièces en céramique, offrant la possibilité de traiter les cas atteints de défauts osseux et de permettre la cicatrisation sans mise en charge. Ce qui suit illustre cinq cas cliniques traités chirurgicalement par des implants deux pièces en céramique.

Cas 1 –

Pose d’un implant dans l’os régénéré (traitement en deux temps) L’insertion de l’implant a été réalisée après l’échec d’un traitement endodontique.

La première phase du traitement implantaire a consisté à extraire la dent et à préserver l’alvéole au moyen d’une allogreffe et d’une membrane de collagène. Six mois après, l’os régénéré a permis de procéder à la seconde phase du traitement comportant la pose d’un implant deux pièces en céramique (Figs. 1–11).

Cas 2 –

Pose immédiate d’un implant L’établissement du diagnostic clinique a révélé une fêlure dans une prémolaire, qui a contraint à l’extraction atraumatique de la dent.

La pose immédiate d’un implant deux pièces en céramique au niveau tissulaire a été accomplie tout en préservant l’alvéole (allogreffe constituée d’un substitut osseux et protection par une membrane de collagène résorbable). La mise en charge n’a pas été réalisée à ce stade (Figs. 12–24)

Cas 3 –

Pose d’implants combinée avec un protocole simultané d’augmentation osseuse latérale (régénération osseuse guidée)

La crête alvéolaire au niveau du site de la molaire inférieure était trop étroite pour permettre la pose prédictible d’un implant sans une augmentation osseuse préalable. Des implants deux pièces en zircone ont été mis en place, simultanément à une augmentation osseuse latérale, au moyen d’une allogreffe et d’une membrane de collagène résorbable (Figs. 25–34).

Cas 4 –

Pose d’un implant dans la région molaire avec régénération tissulaire guidée

Un patient présentant un défaut infraosseux s’est présenté au cabinet dentaire avec le souhait explicite d’un traitement par un implant en zircone, pour remplacer l’une de ses molaires. Un implant deux pièces en zircone a donc été posé et le défaut infra-osseux a été traité dans le même temps, au moyen d’une allogreffe osseuse et du dérivé de matrice amélaire Emdogain (Straumann). La mise en charge n’a pas été réalisée à ce stade (Figs. 35–45).

Cas 5 –

Pose immédiate d’un implant par la technique d’ostéo-densification

Le diagnostic a établi une atteinte de la furcation de la deuxième molaire supérieure, accompagnée d’un mauvais pronostic en raison d’une fissure inter-radiculaire. La dent a été extraite délicatement, de façon à conserver le septum inter-radiculaire dans le site où il était prévu de poser l’implant. La technique d’ostéodensification a été effectuée à l’aide de fraises Densah (Versah) et a permis d’obtenir une excellente stabilité de l’implant au niveau tissulaire. Une allo-greffe constituée d’un substitut osseux et un ciment au sulfate de calcium biphasique ont été utilisés pour préserver l’alvéole. Après huit semaines, nous pouvions constater et apprécier l’intégration parfaitement réussie de l’implant en céramique dans le tissu péri-implantaire (Figs. 46–56).

Conclusion

En conclusion, on peut affirmer que les implants en céramique font de plus en plus partie de l’arsenal de l’implantologue. Les implants monoblocs semblent être mieux indiqués lorsque l’état de l’os est satisfaisant. Par contre, les implants deux pièces en céramique le sont dans des situations où l’os est compromis.

Editorial note:

Note de la rédaction : cet article a été initialement publié dans le magazine ceramic implants, international magazine of ceramic implant technology, volume 4 – numéro 1/2020 et dans le journal Dental Tribune France du mois de Janvier 2022 VOL. 14, NO. 1

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