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La segmentation avancée des dents et de l’os, pilotée par l’intelligence artificielle, combinée à la transparence sélective et à l’intégration de dents virtuelles sur des implants simulés, facilite une planification guidée par la restauration. (Image: Dr Scott D. Ganz, États-Unis)

mar. 31 mars 2026

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Lorsqu’il est question des dernières innovations en implantologie dentaire, l’un des sujets les plus fréquemment abordés, concerne les technologies qui soutiennent les flux de numériques. Les cliniciens qui posent et restaurent régulièrement des implants dentaires savent qu’il existe des technologies destinées à faciliter le diagnostic et la planification du traitement. Les bases d’une reconstruction implantaire correcte reposent sur une compréhension approfondie de l’anatomie du patient, afin d’identifier les pathologies, les structures critiques, et les sites récepteurs implantaires appropriés.

Fig. 1 : La fusion des données de scan intra-oral (en vert) avec les données CBCT, permet une planification précise et la fabrication d’un guide chirurgical.

Fig. 1 : La fusion des données de scan intra-oral (en vert) avec les données CBCT, permet une planification précise et la fabrication d’un guide chirurgical.

Au cours des vingt dernières années, les outils destinés aux cliniciens et aux prothésistes dentaires ont considérablement évolué, parallèlement à l’augmentation exponentielle de la puissance de calcul et des accélérateurs graphiques. Ces avancées ont permis d’améliorer la précision et la reproductibilité des traitements, contribuant ainsi à de meilleurs résultats thérapeutiques. Les patients recherchent un traitement parce qu’ils souhaitent retrouver des dents, et non des implants. Par conséquent, une reconstruction implantaire guidée par la restauration, implique que la phase de planification intègre la position finale souhaitée des dents.

La transition des wax-ups analogiques sur modèles en plâtre vers les wax-ups virtuels a été affinée grâce au développement des scanners intra-oraux, capables aujourd’hui de collecter des données plus rapidement et avec une résolution plus élevée, à l’aide de dispositifs plus compacts et plus légers. Ces ensembles de données issus du scan intra-oral ont ensuite été fusionnés manuellement avec les données CBCT, afin de créer un plan directeur pour une pose et une restauration implantaire réussies, qu’il s’agisse d’un implant unitaire ou d’une réhabilitation complète de l’arcade.

Cette approche a permis aux cliniciens d’utiliser des outils de planification sophistiqués et de choisir entre une pose diagnostique à main levée, une pose assistée par guide ou des protocoles de guidage complet, tels que définis par Ganz et Rinaldi.¹

Chez les patients présentant une denture en phase terminale ou déjà édentés, les avancées technologiques ont favorisé une collaboration plus étroite entre l’ensemble des membres de l’équipe dentaire — cliniciens, prothésistes dentaires et assistants — ainsi qu’avec les patients. Le flux de travail numérique a été encore renforcé par l’introduction d’imprimantes 3D de cabinet, abordables, compactes, très précises et rapides. L’impression 3D est devenue un catalyseur majeur de l’efficacité des flux de travail, permettant la fabrication de modèles anatomiques de mâchoires, de modèles d’occlusion articulés, de restaurations provisoires de longue durée, de restaurations définitives et de guides chirurgicaux, à l’aide d’une large gamme de résines disponibles.

Rien de tout cela ne serait possible sans les fichiers numériques acquis grâce à la CBCT et aux scanners intra-oraux, traités à l’aide de logiciels CAD avancés et de plus en plus optimisés par l’intelligence artificielle (IA).

Un exemple de l’efficacité de l’IA est la fusion automatique des ensembles de données CBCT et de scan intra-oral dans les logiciels CAD, une fonction qui nécessitait auparavant une intervention manuelle. Un autre exemple est la segmentation, processus autrefois laborieux et chronophage, consistant à séparer des objets tridimensionnels sur une image CBCT en fonction de valeurs de densité. Grâce à des capacités de calcul toujours plus performantes, la segmentation pilotée par l’IA permet désormais de générer rapidement des modèles 3D précis de surface de la mandibule ou du maxillaire, d’isoler les couronnes et les racines, et de tracer automatiquement le trajet du nerf alvéolaire inférieur en un seul clic. Ces modèles 3D de surface peuvent ensuite être utilisés pour diverses applications, notamment la fabrication de guides chirurgicaux.

“Les bases d’une reconstruction implantaire correcte reposent sur une compréhension de l’anatomie du patient, afin d’identifier les pathologies, les structures critiques et les sites récepteurs implantaires appropriés.”

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Fig. 2 : La segmentation avancée des dents et de l’os, pilotée par l’intelligence artificielle, combinée à la transparence sélective et à l’intégration de dents virtuelles sur des implants simulés, facilite une planification guidée par la restauration.

Fig. 2 : La segmentation avancée des dents et de l’os, pilotée par l’intelligence artificielle, combinée à la transparence sélective et à l’intégration de dents virtuelles sur des implants simulés, facilite une planification guidée par la restauration.

Fig. 3 : Des piliers de scan codés spécialement conçus sont utilisés pour transférer avec précision les positions implantaires au prothésiste dentaire, via une photogrammétrie intra-orale de pointe pour cette arcade mandibulaire.

Fig. 3 : Des piliers de scan codés spécialement conçus sont utilisés pour transférer avec précision les positions implantaires au prothésiste dentaire, via une photogrammétrie intra-orale de pointe pour cette arcade mandibulaire.

Fig. 4 : Un seul dispositif peut désormais capturer l’ensemble d’une arcade de piliers de scan codés ainsi que la topographie des tissus mous grâce à la photogrammétrie intra-orale.

Fig. 4 : Un seul dispositif peut désormais capturer l’ensemble d’une arcade de piliers de scan codés ainsi que la topographie des tissus mous grâce à la photogrammétrie intra-orale.

Une fois les implants posés, le défi suivant consiste à numériser avec précision leur position intra-orale, afin de concevoir les restaurations prothétiques souhaitées. Lorsque plusieurs implants sont splintés, les piliers de scan intra-oraux standard ne garantissent pas toujours la précision et la passivité nécessaires aux prothèses vissées. Pour pallier ces imprécisions, des indices de vérification analogiques ont été utilisés, et des piliers et analogues de scan spécifiques ont été développés, aboutissant à une solution hybride analogique–numérique. Toutefois, afin de permettre un flux de travail entièrement numérique, une technique centenaire — la photogrammétrie — a été adaptée aux applications dentaires.

La photogrammétrie extra-orale, associée à des piliers de scan codés spécifiques, permet désormais de capturer avec précision la position des implants dentaires et de générer des fichiers compatibles avec la majorité des logiciels CAD dentaires. La majorité des dispositifs de photogrammétrie collectent uniquement les données de position implantaire, nécessitant un scan intra-oral distinct pour capturer la topographie des tissus mous. Récemment, une unité de photogrammétrie intra-orale a été introduite, intégrant à la fois la photogrammétrie et le scan intra-oral dans un dispositif ergonomique et léger. Compte tenu des volumes importants de données que ces systèmes doivent traiter en temps réel, l’IA a été intégrée aux logiciels, afin d’améliorer l’efficacité et la précision.

Le flux de travail numérique continuera d’évoluer et de s’améliorer au rythme des innovations technologiques. L’intelligence artificielle jouera un rôle déterminant dans les applications futures, sur de multiples plateformes.

Note éditoriale:

Référence

  1. Rinaldi M, Ganz SD, Mottola A. Computer-guided applications for dental implants, bone grafting and reconstructive surgery. Traduction : Lauriola S. St. Louis (MO) : Elsevier. 2015. 568 p.

Cet article a été initialement publié dans CAD/CAM–international magazine of dental laboratories, volume 16, numéro 1/2025.

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