OSLO, Norvège : Les professionnels de la santé bucco-dentaire qui prennent en charge des survivants de torture et de maltraitance, ainsi que des patients souffrant d’une anxiété dentaire sévère, sont confrontés à des défis émotionnels et organisationnels uniques pouvant affecter leur qualité de vie professionnelle. Une étude transversale norvégienne a exploré les niveaux d’épuisement professionnel, de stress traumatique secondaire et de satisfaction de compassion — le sentiment d’accomplissement tiré de l’aide apportée aux autres — et a examiné comment les facteurs psychosociaux en milieu de travail influençaient ces résultats. Les conclusions soulignent l’importance du soutien organisationnel et de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour maintenir le bien-être des cliniciens.
L’étude a évalué 114 professionnels travaillant au sein du service interdisciplinaire norvégien chargé de fournir des soins dentaires aux patients ayant des antécédents de traumatismes, au moyen d’un questionnaire. Dans l’ensemble, les participants présentaient des niveaux modérés de satisfaction professionnelle liée à la compassion, d’épuisement professionnel et de stress traumatique secondaire, ce qui suggérait une équipe fonctionnant globalement de manière satisfaisante, tout en restant susceptible de subir une pression croissante.
Un déséquilibre entre vie professionnelle et vie personnelle était systématiquement associé à une satisfaction professionnelle liée à la compassion plus faible ainsi qu’à un épuisement professionnel et un stress traumatique secondaire plus élevés. Les systèmes de soutien jouaient également un rôle crucial : le soutien des supérieurs hiérarchiques était lié à un épuisement professionnel moindre, tandis que le soutien des collègues était associé à une réduction du stress traumatique secondaire. Le soutien émotionnel en dehors du travail, provenant par exemple de la famille et des amis, favorisait des expériences professionnelles plus positives.
L’étude a révélé des différences selon les groupes professionnels. Les dentistes ressentaient un épuisement professionnel et un stress traumatique secondaire plus élevés que les psychologues, ce qui pourrait refléter des variations dans la formation, les stratégies d’adaptation ou les attentes liées au rôle. Une expérience plus longue au sein du service spécialisé était liée à un plus grand épanouissement dans l’aide aux autres, suggérant que la familiarité et l’adaptation pouvaient favoriser la résilience au fil du temps.
L’étude a également indiqué que les occasions de débriefing étaient limitées et que le souhait accru de débriefing était associé à des niveaux de stress plus élevés, ce qui, selon les auteurs, reflète probablement les tentatives des participants pour gérer les exigences émotionnelles. Les conditions organisationnelles, notamment la clarté des rôles, la charge de travail et les exigences décisionnelles, influençaient les résultats, soulignant l’importance d’environnements de travail soutenants.
Fait intéressant, le travail avec des survivants de traumatismes n’était pas le principal facteur de tension professionnelle. C’étaient plutôt les conditions organisationnelles et psychosociales plus larges qui expliquaient la majeure partie des variations dans la qualité de vie professionnelle. Les auteurs concluaient que renforcer le soutien au sein du lieu de travail, promouvoir un équilibre sain entre vie professionnelle et vie privée et impliquer les professionnels de santé bucco-dentaire dans les discussions sur la prise en charge des populations vulnérables constituaient des stratégies essentielles pour préserver le bien‑être et maintenir des soins de haute qualité pour les patients.
L’étude, intitulée « Professional quality of life among Norwegian oral health professionals working with torture and abuse survivors and patients with severe dental anxiety », a été publiée en ligne le 28 janvier 2026 dand Acta Odontologica Scandinavica.
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