Exploiter le « stress positif » pour stimuler la régénération des tissus dentaires

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Exploiter le « stress positif » pour stimuler la régénération des tissus dentaires

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Des chercheurs de l'Université de Hong Kong ont mis au point une approche permettant de régénérer la pulpe dentaire perdue dans les dents endommagées en modifiant les cellules souches dentaires pour imiter un état de réaction. (Image : Sasin Paraksa/Shutterstock)
Dental Tribune International

By Dental Tribune International

mar. 25 octobre 2022

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HONG KONG : Les chirurgiens-dentistes connaissent bien les effets négatifs que le stress peut avoir sur la cavité buccale. Cependant, une étude récente menée par une équipe de chercheurs de l’université de Hong Kong a montré que le « stress positif » peut être utilisé pour améliorer le potentiel thérapeutique des cellules souches dentaires, en augmentant leur résistance aux blessures et aux maladies. Selon l’université, l’étude est la première à montrer que le préconditionnement des cellules souches dentaires à un stres,s peut amener leurs mécanismes d’adaptation à stimuler la régénération du tissu de la pulpe dentaire.

Comme le précise un communiqué de presse de l'université, l'équipe de recherche avait pour objectif de développer une approche permettant de régénérer la pulpe dentaire perdue dans les dents endommagées, en utilisant un protocole de préconditionnement pour modifier génétiquement les cellules dentaires. Les modifications ont amené les cellules à imiter un état de réponse à des conditions de faible teneur en oxygène, en activant une protéine qui induit des changements adaptatifs.

Le Dr Waruna Dissanayaka et son équipe de recherche estiment que les résultats de leurs travaux favoriseront l'élaboration de nouvelles stratégies visant à renforcer le potentiel thérapeutique des cellules souches dentaires. (Image : Université de Hong Kong)

Le Dr Yuanyuan Han, co-auteur de l'étude, explique dans le communiqué de presse : « Comme cette protéine a été signalée comme activant plusieurs mécanismes clés d’adaptation, nous nous sommes demandés si, pour améliorer la survie des cellules, ce phénomène pouvait être appliqué après une transplantation, jusqu'à ce qu'un apport sanguin suffisant soit atteint. » Elle a ajouté : « [Ces] cellules activent un mécanisme métabolique pour produire de l'énergie dans des conditions de faible teneur en oxygène, et éliminer les métabolites nocifs produits dans des conditions de stress. »

Le Dr Waruna Dissanayaka, auteur principal de l'étude et professeur adjoint de biosciences buccales à la faculté de médecine dentaire de l'université, a déclaré : « Il est intéressant de noter que nous avons également constaté que les cellules préconditionnées amélioraient considérablement la formation de tissu dentaire dur, au sein du tissu pulpaire régénéré. »

Soulignant que des recherches antérieures ont déjà révélé que les cellules possèdent un certain nombre de mécanismes d'adaptation au stress, et que ceux-ci sont régulés par les gènes de notre ADN, le Dr Dissanayaka a avancé l'hypothèse suivante : « Si nous pouvons activer ces gènes, l'expression en aval de protéines spécifiques peut préparer les cellules [à être] moins vulnérables aux blessures. »

Le Dr Dissanayaka a expliqué : « Les cellules souches dentaires ont une capacité inhérente à survivre sous stress ». Il a ajouté que l'équipe de recherche vise à tirer parti de cette capacité, afin d'utiliser un stress positif pour faciliter la régénération des tissus dentaires. » Le Dr Dissanayaka estime que les résultats de l'étude contribueront à promouvoir de nouvelles stratégies qui augmenteront le potentiel thérapeutique des cellules souches dentaires.

L'étude, intitulée « HIF-1α stabilization boosts pulp regeneration by modulating cell metabolism », a remporté cette année le prix de voyage Colgate Research in Prevention de l'Association internationale pour la recherche dentaire (IADR) et a été publiée dans le numéro de septembre 2022 du Journal of Dental Research.

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