Dental Tribune France

Certaines variantes génétiques peuvent entraîner une prédisposition à l’empoisonnement au mercure

By Dental Tribune International
February 21, 2014

CHAMPIONSGATE, États-Unis : L'International Academy of Oral Medicine and Toxicology (IAOMT), un organisme de santé à but non lucratif préconisant la dentisterie sans mercure, a publié un nouveau rapport sur la sécurité de l'amalgame dentaire. Le rapport suggère que les amalgames dentaires peuvent causer un empoisonnement par le mercure chez les populations génétiquement prédisposées.

Selon l’AOMT, l'amalgame dentaire contient jusqu'à 50 pour cent de mercure. Alors qu'il était autrefois considéré inactif, les autorités de santé à travers le monde, y compris la Food and Drug Administration, reconnaissent maintenant que l'amalgame dentaire libère un niveau faible de vapeurs de mercure élémentaire. Depuis, de nombreuses études ont tenté de déterminer si ces niveaux peuvent poser un problème pour la santé.

Des études animales et essais cliniques ont démontré que la vapeur de mercure provenant de l'amalgame est rapidement absorbée et distribuée dans tout le corps, se concentre dans les organes, et est transférée dans le lait maternel. En outre, certaines études ont suggéré que la susceptibilité à la toxicité du mercure varie selon les individus, en fonction de gènes multiples. L’AOMT a annoncé que pendant les dix dernières années, un minimum de six variantes génétiques communes ont été identifiées, et semblent montrer une sensibilité accrue à la toxicité du mercure dans les amalgames dentaires. Cependant, tous les gènes de susceptibilité n’ont pas encore été identifiés.

« Ces résultats peuvent aider à expliquer la controverse au sujet de l’amalgame - pourquoi certaines personnes semblent être lésées par leurs plombages au mercure, tandis que d'autres semblent n’avoir aucun problème, et pourquoi les études sur l’amalgame ont montré des résultats contradictoires, conduisant les autorités sanitaires à présumer que c’est un produit sans danger, » a déclaré l’IAOMT dans un communiqué de presse.

Aujourd'hui, des efforts sont en cours à travers le monde, pour réduire progressivement ou éliminer l'utilisation du mercure dans les amalgames dentaires. La Norvège et la Suède, par exemple, ont déjà interdit l'utilisation de l'amalgame dentaire, et l'Allemagne et le Canada déconseillent son utilisation chez les femmes enceintes et les enfants. Au mois d’octobre 2013, La convention de Minamata sur le mercure, un traité international mis en place par le Programme des Nations unies pour l'environnement, pour réduire les émissions et la délivrance de ce métal toxique dans l'air, la terre et l'eau, et pour éliminer de nombreux produits qui contiennent du mercure, a été signée au Japon. Depuis octobre 2013, 94 pays ont signé la convention.

Le rapport, intitulé « New Science Challenges Old Notion that Mercury Dental Amalgam is Safe, » a été publié dans le numéro de février du journal Biometals.

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