Dental Tribune France

Carrière dentaire ou corvée quotidienne ?

By Sally McKenzie
September 20, 2010

Récemment, j'étais assise, avec un petit groupe de dentistes, au cours de la pause déjeuner, lors d'une réunion dentaire, et ils compatissaient, divulguant de leurs histoires de guerre "sur le front", si vous voulez. Évidemment, dans mon travail, il n'est pas rare d'avoir des dentistes qui partagent volontiers leurs expériences, souvent douloureuses.

Ce n'était pas une exception. Les dentistes parlaient de quelques problèmes majeurs qu'ils avaient dans leurs cabinets.

Un des dentistes, je dirais qu'il avait dans les 45 ans, un type de la mi-carrière -appelons-le Doc N°1- demandait à Doc N°2 (je lui donnerais, autour de 55 ans, et devrait approcher de la retraite) comment son cabinet planifiait les rendez-vous.

Doc N°1 expliquait que ses jours sont un nœud de frustrations, des stop and go ; courir frénétiquement jusqu'à ce que tout devienne un vacarme de cris stridents. Il n'y avait ni rime ni raison à ce que sa coordinatrice de planification organise cette journée de cette façon.

De plus, la production de son cabinet n'était proche de nulle part, en regard de que ce devrait être : un jour c'est $ 5.000, l'autre c'est $ 1.000.

Doc N°2 lui a demandé s'il en a parlé à sa coordinatrice de planification et Doc N°1 a répondu avec un énergique, "Sans aucun doute. Je lui ai probablement dit 100 fois que je voulais être occupé." Il note que, quand il aborde le sujet, les choses s'amélioreront un peu, pendant quelques temps, puis c'est le retour à la même production erratique.

Eh bien, il est vrai que la misère aime la compagnie parce que Doc N° 2 en arrive à s'ouvrir sur ses conflits du personnel et les recettes de cauchemar qu'il a connues, ces trois dernières années. Ainsi, cela dure depuis bien plus longtemps que le ralentissement économique actuel.

Qu'il suffise de dire que Doc n N°1 était certainement beaucoup mieux avec ses malheurs d'agenda après avoir entendu Doc N°2 lui déverser, au goutte-à-goutte, les guerres intestines et les graves soucis financiers auxquels il fait face.

Usé avec le temps

C'est vrai : vous pouvez devenir cynique, avec les années. Vous faites face aux déceptions et frustrations. Les personnes sur lesquelles vous comptiez vous ont déçu. Les principes auxquels vous croyiez sont, un jour, devenus creux, et les rêves et les objectifs professionnels que vous aviez autrefois ont perdu leur éclat.

Je vois ceci arriver à un trop grand nombre de dentistes. Je l'entends dans votre voix, quand vous m'appelez, et je le vois sur vos visages, lors des réunions dentaires. Même après toutes ces années, pendant lesquelles j'ai travaillé avec des dentistes, je ne comprends toujours pas pourquoi vous êtes si prêts à vous contenter d'une pratique dont vous ne voulez pas. Cela étant dit, je comprends comment cela se passe.

La réalité est que la plupart des dentistes se sont engagés à être des cliniciens vraiment excellents. Vous êtes destinés à vos patients et à leur fournir ce qui est le mieux pour eux. Mais vous ne sortez pas de l'école dentaire avec des graduats de gestion ou de l'expérience des ressources humaines. La plupart d'entre vous n'ont même jamais envisagé d'écrire un business plan pour leur cabinet.

Vous n'êtes pas des experts pour orienter votre coordonnatrice de planification vers le développement de meilleurs systèmes pour créer un agenda plus efficace et plus rentable pour votre cabinet. Vous voyez des conflits dans l'équipe et vous voulez courir dans la direction opposée. Vous voulez payer votre personnel à un juste salaire, mais les frais sont un cauchemar.

Conformément à l'engagement que vous avez d'offrir le meilleur à vos patients, vous ne pouvez pas le faire efficacement, si vos propres systèmes sont en difficulté, si vos équipes sont dysfonctionnelles comme de petits fiefs, ou si vous êtes stressé par le souci de payer les factures et de traiter les problèmes de personnel.

Tout le temps, je me dis : Pourquoi ces dentistes vivent-ils leurs carrières dans une telle misère ? La douleur est vraiment en option. Ces dentistes ont désespérément besoin de l'aide d'un conseiller en gestion, extérieur.

Ce ne doit pas être la Gestion McKenzie, mais ils ont besoin de quelqu'un pour les aider à identifier un plan d'action. Autrement, ils vont être à la limite de la misère pour beaucoup, beaucoup d'années, jusqu'à la retraite.

Recherche des réponses

Après près de 30 années de travail avec les dentistes, je sais combien il est incroyablement difficile, pour les dentistes, de reconnaître qu'ils n'ont pas toutes les réponses. Ils n'ont pas la formation ni l'expertise pour faire face à la multitude de questions et de problèmes qui se présentent, seulement de par la nature de la gestion d'une entreprise.

Pourtant, je sais aussi qu'une fois qu'ils atteignent le point où ils en ont assez - quand la seule pensée de franchir la porte de leur cabinet génère beaucoup d'anxiété et de tristesse - c'est souvent, à ce moment, qu'ils vont enfin chercher une entreprise qui peut les aider à réaliser le rêve dont ils avaient abandonné tout espoir de jamais atteindre.

Ces dentistes se réconcilient enfin avec le fait qu'il faille parfois quelqu'un d'autre que le dentiste ou son conjoint pour examiner le cabinet et évaluer objectivement ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Déterminer pourquoi la production est en baisse d'un mois à l'autre ; de comprendre pourquoi un groupe de personnes ne peut pas former une équipe, découvrir pourquoi les encaisses, le nombre de patients et les frais généraux ne sont pas où ils devraient être, en dépit des meilleurs efforts d'une équipe.

Oui, il faut beaucoup d'introspection mais, à un moment donné, le dentiste décide qu'il est enfin malade et fatigué de lutter. Il ne fera plus de compromis, plus jamais.

Il a étudié, lu et suivi toutes les formations continues en gestion, peut-être en vain. Elle a essayé de se guérir elle-même, année après année. En fin de compte, peu importe ce que ces dentistes font, il semble que les mêmes problèmes persévèrent avec les mêmes systèmes ou les mêmes personnes.

Quand un dentiste accepte qu'il / elle n'a pas à avoir toutes les réponses et décroche le téléphone pour appeler au secours, c'est le moment où un dentiste peut commencer à construire entièrement une nouvelle pratique et, plus important encore, une toute nouvelle carrière, satisfaisante en dentisterie.

Considérez votre cabinet. Mis à part, tout simplement, de sentir que les choses devraient être meilleures, il y a un certain nombre d'indicateurs tangibles pour lesquels votre cabinet pourrait bénéficier d'appeler un consultant, tels que :

- Vous avez des trous dans l'agenda, qui ne sont pas remplis, mais les patients doivent attendre plus de trois semaines pour obtenir un rendez-vous.
- Vous ne savez pas si votre patientèle se maintient ou est au-dessous de 95 %.
- Les salaires bruts sont plus de 20 pour cent du revenu.
- Les charges sont de plus de 55 pour cent du revenu du cabinet.
- Il n'y a pas de mesures du rendement, en place, pour évaluer les employés.
- Les chartes de poste sont inexistantes ou peu claires.
- Le personnel en conflit est une distraction commune.
- La production du cabinet s'est stabilisée ou a diminué.

La liste est longue, mais l'essentiel est que vous n'aimez vraiment pas aller au travail. J'ose le dire, il est temps d'engager un conseiller en gestion.

Vérifiez l'expérience et les références

Il y a de nombreux consultants, là et là et, évidemment, je crois fermement que la Gestion McKenzie est le meilleur. Pourtant, peu importe qui vous engagez, soyez prêts à être complètement honnête avec lui.

Tout comme votre travail avec vos patients : s'ils ne sont pas honnêtes avec vous, vous ne pouvez pas répondre à leurs attentes, c'est la même chose avec votre conseiller en gestion.

Découvrez ce que les différentes sociétés ont à offrir. Vous voulez un consultant expérimenté qui puisse répondre aux défis spécifiques auxquels votre cabinet est confronté.

Vous avez besoin d'un consultant qui puisse aider votre équipe à mettre en œuvre des systèmes qui profiteront à tout le cabinet. Vous voulez un consultant qui puisse, effectivement, expliquer les recommandations, ce qu'il y a derrière elles, et fournir l'accès à la formation et les outils qui permettront à l'équipe la mise en œuvre efficace de votre vision.

Parlez-en aux P.-D.G. de ces entreprises et posez des questions, demandez des références et de parler à ces références. Les consultants que vous envisagez avoir ont-ils une société de bonne réputation, derrière eux ? Est-ce qu'ils ont l'expertise nécessaire pour relever les défis spécifiques à votre cabinet ? Vont-ils personnaliser leurs recommandations pour répondre à vos besoins ?

Seront-ils là pour vous, à long terme, pour vous aider à surmonter les obstacles qui surgiront en cours de route ? Offrent-ils la formation et le matériel pédagogique qui peut aider certains membres de l'équipe ? Peuvent-ils vous expliquer exactement comment ils ont contribué à d'autres cabinets ? Ne vont-ils pas seulement chercher vos commentaires, mais aussi ceux de votre équipe ?

Enfin, vont-ils vous dire ce que vous voulez entendre ou vont-ils vous dire la vérité ? C'est ce dernier point qui est le plus difficile, pour quiconque. Tout comme le patient qui ne veut pas entendre qu'il a besoin de trois couronnes, vous êtes susceptible de ne pas vouloir entendre tout ce que le consultant doit vous dire.

Toutefois, il est à l'écoute de ce que vous apprenez et il est apprend si vous pouvez prendre les mesures nécessaires pour renforcer votre pratique dont vous pourrez pleinement apprécier la marche, chaque jour de votre carrière.
 

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